Fabrique Métropolitaine : quelles sont les solutions pour la métropole bordelaise en 2030 ?

Hier soir, l’équipe d’actionmiroir.com a eu le plaisir d’être conviée à la discussion de fond concernant la Fabrique Métropolitaine. Divisé en groupes d’une quinzaine de personnes, l’objectif était de revenir sur les différents points abordés lors des rencontres métropolitaines.

Pour rappel, le projet de concertation publique de la Fabrique Métropolitaine s’est déroulé en plusieurs phases : Mai 2011  Rencontres métropolitaines / Juillet 2011 Enquête / Septembre 2011 Entretien qualitatif / Octobre 2011 Restitution (à venir) / Novembre 2011 Vote du projet métropolitain au conseil de la CUB (à venir).

Le débat était dense, il s’est étendu de 18h30 jusqu’à 21h00, preuve de l’intérêt des personnes qui ont été sélectionnées.

Le projet de la métropole bordelaise pour 2030 est construit autour de 5 valeurs, appelées les « 5 sens ». Si l’on tente d’en faire le bilan, qu’en ressort-il pour le projet de métropole voulu par Vincent Feltesse, président de la CUB ?

Métropole solidaire

La solidarité est souvent perçue par l’économie et l’emploi. 57% des répondants à l’enquête estiment que c’est le thème le plus important parmi l’ensemble des sujets traités. En effet, la lutte contre le chômage ainsi que l’envie de rester sur le territoire après ses études domine. Paradoxalement, l’environnement professionnel et le travail font rarement preuve de solidarité. Nous retrouvons plus fréquemment ces valeurs dans le milieu du sport ainsi que dans les problématiques liées à l’environnement. Les Fabriques mettent l’accent sur une solidarité dans l’emploi, en temps de crise le projet reste ambitieux.

Les sous-couches de cette thématique sont une solidarité dans le lien social, dans le logement qui se doit de rester à des prix compétitifs, une équité dans les zones d’habitations (rive droite / rive gauche) en terme de transports, mais aussi de visibilité. Enfin, l’aspect culturel est primordial avec une multiplication des lieux d’espaces qui favorisent le partage et l’échange.

Métropole stimulante

C’est par les déplacements que la métropole sera perçue comme stimulante. Si l’on se projette sur les résultats du questionnaire, les déplacements sont la deuxième priorité de demain (35%) après l’emploi et l’économie. La majorité des demandes tournent autour des transports en commun et de l’égalité de la desserte du réseau en fonction du territoire. Évidemment, la logique internationale d’ouverture est une priorité, bien que ce sujet n’ai pas été évoqué hier soir. Pour 51% des répondants, la métropole deviendra plus stimulante en favorisant la création d’entreprises par le soutien aux individus en lien avec le monde universitaire, la recherche et l’innovation. Une nouvelle fois, la thématique de l’emploi et du travail sont une priorité pour ce deuxième volet. Enfin, le récapitulatif donne une métropole stimulante dans son aspect culturel : ce sont les 3 mêmes points développés dans la métropole solidaire qui sont une nouvelle fois repris dans la métropole stimulante…

Métropole sobre

La notion d’environnement prend du sens dans la métropole sobre. Le questionnaire confirme avec 45% des habitants qui estiment qu’il faut arrêter le grignotage de la nature par la ville. La difficulté est de savoir comment la métropole de demain (1 000 000 d’habitants) pourra développer les logements si elle n’étend pas ses frontières ? Certains préconisent une valorisation de la densité urbaine par la construction de logements qui prennent de la hauteur au coeur de la ville 70%, contre 27% qui préféreraient un étalement à l’extérieur. Lorsque l’on sait que le projet métropolitain fait ressortir l’attachement des bordelais à leur territoire et à leur ville, l’idée de créer plus de logements en ville et non à l’extérieur semble surprenante, sachant que le nombre de terrains constructibles au sein de bordeaux reste limité si l’on souhaite préserver la ligne architecturale de la ville. Hier soir, la notion de développement durable n’a pas été abordée, selon actionmiroir cette notion était une évidence dans la logique de développement (les politiques savent qu’ils doivent composer avec), mais elle n’était pas la priorité.

Métropole singulière

La singularité s’est générée par les particularités du territoire : architecture, vin et transports. Manifestement, les habitants souhaitent conserver cette singularité, ils prônent un certain immobilisme des valeurs de la ville, mais souhaitent voir les actions de proximité et de quartier plus valorisées et soutenues. Enfin, sur le volet culturel, certains regrettent le fait que nous n’ayons pas à Bordeaux de référence culturelle majeure, il me semble que cette remarque aurait pu être plus explicite. Bordeaux propose Vinexpo ou encore la fête du vin, il manque une référence culturelle « grand public, jeune et dynamique » pour la ville. Est-ce une priorité ? Enfin, le fleuve est sollicité pour être investi, icône constitutive de l’identité de la ville. Dans cette démarche, il nous semble que la ville fait le nécessaire dans son plan d’aménagement du territoire (quai de Bordeaux, pont Bacalan…)

Métropole sensible

La sensibilité serait pour le récapitulatif de la métropole de demain sa capacité à devenir une métropole millionnaire. Nous ne voyons pas encore le rapport entre la sensibilité et le fait d’être plus nombreux.. D’autres thématiques sont développées, comme une métropole à taille humaine avec une nature présente et des rues propres. L’idée d’une métropole apaisée avec le bruit de l’eau et des oiseaux pourrait être perceptible. Lorsque l’on sait que la métropole souhaite accueillir 1 million d’habitants, le défi est de taille !

La difficulté pour la Fabrique Métropolitaine sera finalement de composer avec un certain immobilisme désiré (les habitants souhaitent conserver la ville telle qu’elle est) et en même temps un désir de changement et de stimulation dans l’économie, la solidarité et le travail.

À la lecture du récapitulatif de la Fabrique Métropolitaine, nous avons tout de même l’impression que les habitants ne désirent pas voir la CUB devenir une métropole millionnaire… Ou alors, qu’elle serait une métropole idéalisée où l’on peut entendre les oiseaux chanter, obtenir un emploi à plein temps et découvrir une mixité culturelle et territoriale à l’équilibre. L’idée est certes plaisante, mais la réalité risque de nous faire défaut.

La fabrique métropolitaine fera ses conclusions jeudi soir et des actions concrètes seront mises en place. Il semble qu’il y ait des sujets urgents à traiter bien avant 2030 (emploi) et que d’autres, en fond de tâche, doivent faire partie de la ligne directrice de l’aménagement du territoire de la métropole.

Nous sommes convaincus que la Métropole doit capitaliser sur sa jeunesse pour réussir le défi qu’elle se fixe pour 2030 :

. Miser sur sa jeunesse pour faire en sorte qu’elle soit compétente.

Les Fabriques ont donné lieu à de nombreux débats sur l’emploi des jeunes et la solidarité autour de cette thématique. La solidarité doit être faite dans le transfert de compétences et la formation de qualité. Si les jeunes ne sont pas compétents, ils n’auront pas plus de travail aujourd’hui qu’en 2030. L’une des idées qui a été lancée par l’équipe d’actionmiroir.com était de créer un pôle étudiant qui participerait au débat de fond de la métropole pour les sensibiliser à la concertation publique, à une dynamique de travail mêlant toutes les générations et enfin, prendre en considération leurs attentes et leurs paroles. Finalement, convier les étudiants aux concertations publiques. Hier soir : AUCUN étudiant n’a été consulté alors qu’ils représentent 8% de la population et que nous parlions d’avenir…

. Miser sur l’énergie de la jeunesse : dans la culture, le sport ou encore l’entrepreneuriat.

On parle d’aide à la création d’entreprise. L’équipe d’actionmiroir.com est dans cette démarche depuis maintenant 9 mois et réalise que l’aide à la création d’entreprise ne doit pas passer par des concours ou des gains attribués selon des critères de lieux d’implantations, de secteur d’activité, de nombre de salariés… L’aide à la création doit se matérialiser par le travail, par une politique visant à faire travailler les jeunes entreprises, à leur octroyer des contrats et leur faire confiance sur leur capacité à produire un rendu de qualité.

. Miser sur la jeunesse pour l’équilibre générationnel.

La population est vieillissante et des mutations importantes sont créées dans notre mode de fonctionnement. L’apparition du numérique doit être un levier de dialogue et de partage entre les générations : aujourd’hui, le fossé est déjà présent entre parents et enfants, imaginons le fossé en 2030 lorsque les « digitals natives » des années 2000 auront 30 ans. La jeunesse et le numérique doit être un fer de lance du projet métropolitain pour faire en sorte que notre métropole soit efficiente, cohérente et compétitive…

 

Rendez-vous dans 20 ans !

 

Comment le numérique révolutionne l’entraînement sportif ?

De plus en plus de personnes utilisent des outils numériques, connectés et nomades pour les assister dans leurs entraînements sportifs. Il y a un peu plus d’un an, lors de la préparation d’un RAID sportif, l’équipe d’actionmiroir.com a commencé, elle aussi à utiliser le numérique dans sa préparation. Un an après cette aventure, quel bilan pouvons-nous tenir sur les évolutions de ces technologies et comment vont-elles , à l’avenir, révolutionner notre manière d’entretenir notre corps.

 

Conserver les données de vos entraînements

À la manière de RunKeeper, Endomondo vous permet de mesurer vos entraînements sportifs. Course à pied, VTT, marche… En utilisant le podomètre et le GPS de votre smartphone, Endomondo va mesurer votre fréquence d’entraînement et va calculer votre vitesse et vos itinéraires. Il pourra aussi déterminer l’altitude que vous avez parcourue.

L’ensemble des données est enregistré sur leurs serveurs et disponible sur votre profil sur le site internet. La plateforme permet de suivre toutes vos statistiques et de la partager sur les réseaux sociaux.

Au-delà de l’intérêt de mesurer une performance, c’est la possibilité de garder une trace de ses entraînements qui offrent une vraie valeur ajoutée à tous sportifs… Qui se souvient de son temps sur 10 000m le mois dernier ?  Qui connaît le nombre exact de kilomètres parcourus le mois dernier ? Grâce à ce type d’outils, vous pouvez voir sur votre calendrier vos performances et ainsi vous appuyer sur vos données pour devenir votre coach personnel.

Contextualiser vos performances

Connaître l’histoire de vos blessures, votre génétique, vos données biométriques, et pas seulement votre activité, mais aussi comment les conditions extérieures jouent un rôle sur vos performances. En analysant votre situation géographique, les conditions météorologiques, votre graphe social et la musique que vous écoutez, vous pourrez tirer des conclusions sur vos performances dans le but de les comprendre pour vous améliorer. Ces plateformes vont mettre en lien toutes vos informations pour mieux comprendre vos entraînements et bien entendu vos baisses de régime.

Un des meilleurs exemples de cette complémentarité est l’entreprise Française Withings qui propose des pèses-personne connectés en WiFi. L’intérêt ? Bénéficier de vos courbes de poids et d’un suivi détaillé et régulier. Là où ce service va plus loin, c’est lorsqu’il offre la possibilité de se synchroniser avec vos entraînements sur Endomondo.  Withings va mettre à jour vos graphiques Endomondo automatiquement en fonction de votre poids. Vous aurez une vision plus précise de l’impact d’un entraînement, mais aussi une mesure plus juste de vos calories dépensées.

Lorsque nous lions les données de services complémentaires (et à la base indépendant), nous prenons conscience de la puissance que peut générer la domotique connectée…

 

Automatiser la collecte d’informations

Dans le futur, vous n’aurez plus à appuyer sur un bouton pour suivre n’importe quoi, tout sera automatique. Vous prenez un café et le système sait. La collecte des données sera passive, discrète et gratuite. Toute l’intelligence sera dans l’analyse. Les outils de suivi seront de plus en plus précis : plus il y a d’utilisateurs, plus les données sont « riches » et « signifiantes ». La machine aura accès à l’expérience de milliers, sinon des milliards de clients qui lui permettront d’affiner l’expérience individuelle de chacun. Au-delà de cette collecte passive, cette évolution va permettre aux gens de penser à leur santé même lorsqu’ils n’ont aucun problème… Cela permettra d’améliorer les diagnostics et la prévention de nombreuses maladies.

Dans l’exemple de notre balance WiFi, la meilleure chose sur ce dispositif, c’est qu’il suit vos données sans effort, sans avoir à stocker des données manuellement sur un carnet ou un tableur Excel. En automatisant le relevé des données et en permettant une visualisation rapide et ergonomique, il est plus facile de se motiver à faire des micros-décisions comme de décider à revenir à pied à domicile au lieu de conduire, prendre l’escalier à la place de l’ascenseur.

Pour aller plus loin, certains pensent déjà au réfrigérateur intelligent. Imaginez un frigo qui lit vos codes-barres pour vous avertir des produits bientôt avariés, qui vous génèrent des recettes automatiquement et qui stockent les données des produits que vous consommez. Imaginez ces données liées à celles de votre sport et celles de votre poids. Ne pensez-vous pas qu’elle faciliterait le travail médical ou encore votre compréhension personnelle sur le fonctionnement de votre corps ?

Évidemment, ces prévisions nous ramènent à la crainte du Big Brother, l’idéal serait que ces données puissent rester personnelles et utilisée selon le bon vouloir de l’individu concerné.

 

Alors quel avenir pour les données sportives ?

À coup sûr, le sport de la deuxième décennie du vingt et unième siècle sera marqué par les analyses statistiques. Il y a un mouvement dans tous les sports vers la collecte de données plus nombreuses et sur l’analyse des résultats. Les équipes sportives veulent des données afin de pousser leurs compétiteurs à de meilleurs résultats sur le terrain.

L’avenir de remise en forme sera renforcé par la connaissance du corps et des conditions d’entraînements de telle sorte que chaque effort soit qualifié dans l’objectif d’améliorer les résultats obtenus. Ne soyez pas surpris dans les prochaines années, d’utiliser un capteur sur votre corps qui permette de recueillir vos données de manière ludique et automatique. On imagine souvent une puce, mais ce capteur pourrait se résumer à votre montre !

Le chemin pour l’avenir de la remise en forme s’appuie sur l’agrégation de données massives et des éléments sociaux. Il est fascinant de suivre votre poids, votre taille, l’IMC, les modèles de course et votre apport calorique… l’intelligence future s’appuiera sur ces données pour analyser vos performances.

Encore faut-il réussir à corréler toutes ces données différentes pour un rapport véritablement holistique sur votre santé : des données quantitatives pour une approche qualitative et analytique : le « quantified self ».

Suivre les créateurs d’actionmiroir.com sur Endomondo ? Search «Eliot Jacquin» & «Julien Daubert».

Credit photo : Zebble

 

 

Quelle est la meilleure façon d’organiser ses contacts numériques ?

Google+ le nouveau réseau social de Google a maintenant 15 jours. L’une des grandes nouveautés (les mauvaises langues diront l’une des seules différences avec Facebook) c’est la gestion des contacts dans des cercles. Ces cercles vous permettent de regrouper vos contacts en créant des cercles spécifiques pour vos «amis», vos «connaissances», vos voisins, vos collègues…

Dans cet article, tout comme l’a fait avant nous le site kevnull.com en anglais, nous vous proposons de vous éclairer sur une problématique spécifique. À savoir, réfléchir à la manière la plus judicieuse d’organiser ses cercles et plus généralement ses multiples contacts sur internet. De nombreuses discussions ont suivi sur la façon dont les gens organisent leurs cercles. Beaucoup ont également salué la mise en œuvre élégante et unique de Google comme une réponse claire à la recherche de Paul Adam, intitulé « Le réseau social Real Life « .

Les relations numériques valorisent l’entretien contrairement à la vie réelle, à moindres frais des liens faibles. Cette notion est apparue il y a quelques années, pour définir les personnes qui reçoivent vos informations, vos flux d’informations sans pour autant entrer en interaction régulièrement avec vous. Si vous avez voyagé, vous avez sans doute constaté que peu à peu nous perdons certains contacts… Facebook, Google+ ou dans une moindre mesure Twitter permettent désormais de garder un contact plus régulier, sans pour autant y consacrer beaucoup de temps. Vous n’avez plus à chercher qui vous connaissez, mais plutôt quand vous voulez les contacter. Cette notion de liens faibles a gagné peu à peu du terrain, mais aujourd’hui, on se demande comment bien organiser la totalité de ses contacts sans perdre le fil. Des uniques «friends» de Facebook aux cercles de G+, nous allons analyser les possibilités et les stratégies possibles.

Inévitablement, chacun de nous a déjà réfléchi à la meilleure manière d’effectuer le regroupement et l’organisation des amis de longue date. Comme des architectes de l’information, c’est dans la nature humaine de vouloir organiser et tagger les caractéristiques de nos relations.

Google+ offre une nouvelle vision de cette organisation, nous allons essayer de vous apporter quelques indices au travers de l’exemple des cercles de Google, ainsi que du contexte plus large des personnes numériquement regroupées.

 

La gestion des contacts en groupes ?

Gérer ses différentes relations numériques relève de tout un art. À propos, il y a déjà quelques mois, je me suis lancé dans l’exercice de tri, de mes «amis» Facebook pour constituer de précieuses listes. C’était atroce. Il m’a fallu plusieurs heures pour parvenir à obtenir un premier résultat, mais qui comportait encore une liste de «connaissances» relativement importantes : 160 amis ! D’ailleurs les statistiques de Facebook confirment que je ne suis pas seul : seulement 5% des utilisateurs ont créé des listes.

Pour tout vous dire, j’ai abandonné l’idée de trier mes contacts Facebook tant le résultat n’était pas à la hauteur… La récente discussion a porté sur l’apport des cercles de Google+. En fait, Google n’a pas vraiment réinventé le tri des contacts, il l’a simplement rendu plus ergonomique et plus ludique grâce à la gestion en cercles. Mais les deux géants des réseaux sociaux ont la même logique de construction : tous les deux demandent à l’utilisateur de créer des groupes / listes / cercles manuellement. Cela fonctionne pour les groupes avec une adhésion faible et stable, la famille par exemple. Mais c’est une solution qui n’est pas adaptée aux personnes que l’on rencontre, avec qui nous échangeons ou celles avec qui nous travaillons. Le turn-over est grand, les relations sont plus ambiguës et le tri plus complexe…

Avec du recul, je crois qu’il manque une composante essentielle dans la gestion des contacts : l’intervention d’un algorithme qui vous aide à réaliser le tri. Une aide qui vous permet d’éviter quelques étapes de classement et vous facilite la tâche.

 

Comment pourrait fonctionner l’automatisation des cercles ?

Dans son modèle de partage, Google+ va plus loin en proposant un système asymétrique de partage des contenus parmi les personnes abonnées à son flux : l’utilisateur décide de manière sélective auprès de qui il souhaite partager ses contenus et pour que ceux-ci soient visibles par tous, quelqu’un doit le repartager à nouveau. Serait-il possible d’automatiser ce processus ?

Vous avez sûrement dû entendre parler de Gephy. Ce fameux logiciel qui vous permet de cartographier vos contacts sur Facebook. L’intérêt de ce logiciel est de mettre en évidence vos différents groupes d’amis, en fonction de différentes variables (âge – genre – étude – métier) il prend également en compte le nombre d’interactions que vos amis ont entre eux. La représentation de vos groupes d’amis Facebook par Gephy est alors un écosystème dense où chaque point représente un ami et où chaque lien tissé entre eux est une interaction. Finalement, il détermine automatiquement vos cercles ! On pourrait alors imaginer qu’il serait opportun de pouvoir automatiser le «rangement» sur Google + avec cet algorithme. L’utilisateur aurait le choix entre un classement manuel ou automatique de ses amis. Pour les publications, le système pourrait fonctionner par intégration de l’expérience utilisateur. Vous publiez énormément avec votre réseau professionnel sur une thématique bien précise, le réseau social pourrait par analogie sémantique décider lui même de partager le post avec votre cercle professionnel sans sélection de votre part.

Évidemment, nous allons loin, mais aujourd’hui, gérer sa vie privée sur les réseaux sociaux implique d’y consacrer du temps. Les nouveaux services qui n’ont pas de caractère discriminant et qui imposent un certain temps de gestion sont voués à l’échec. Google+ nous propose de classer de manière ludique nos amis, mais nous demande aussi de passer du temps sur sa plateforme… Est-ce que la possibilité de classer ses amis par cercle suffira à Google+ pour exister ?

Credit photo : Valentine Thurnherr