Prospective numérique en 2012

2011 a été une année passionnante sur Internet. Le cloud computing est monté en puissance, les apps mobiles se sont très bien vendues à l’exemple d’Apple qui indique avoir reversé 4 milliards de dollars aux développeurs d’applications iOS depuis 2008.
Si 2011 a été l’année de la diffusion des nouveaux services & usages de l’Internet, quelles seront les tendances, les dynamiques de 2012 pour faire croître nos produits et services, les rendre plus puissants, plus séduisants ? Gartner prévoit 3,2% de croissance pour les services IT en 2012 mais aussi une croissance de 10% de la cybercriminalité…
Où allons-nous en 2012 ? Quelles sont les prévisions de l’équipe d’actionmiroir ? C’est ce que nous vous proposons de découvrir ci-dessous.

1. L’année de la convergence sociale via le mobile

Path, Instagram, Endomondo, Dropbox, Diigo, Google +…. De plus en plus de nouveaux services, fortement utiles, émergent et l’utilisateur ne sait plus où donner de la tête. Un effet de lassitude est envisageable, mais ces nouveaux services rendent rapidement addict le consommateur.
En 2012, nous devrions voir les services numériques évoluer vers de plus en plus de convergence sociale, nous entendons par là, la possibilité de faciliter le partage et les interactions entre les 10 plus grosses applications et services du web d’aujourd’hui.
Prenons l’exemple d’Instagram : ce réseau social de partage de photo a limité son partage de photo via Facebook en ne proposant qu’une ébauche de la photo et un lien vers son site internet pour la consulter lorsqu’un utilisateur poste la photo. Cette limite à la convergence freine le développement de l’application, car, lors du partage sur Facebook, peu de personnes étaient intéressées pour cliquer sur la photo. Résultat : peu de personnes ont pris conscience de l’existence de ce service de qualité et moins de personnes l’utilisent aujourd’hui.
L’exemple de bonne pratique, opposé à celui d’Instagram, est celui de Path : le nouveau réseau social sur mobile, qui facilite le partage de photo avec Facebook comme avec les autres réseaux sociaux leader du marché : Twitter et Foursquare.

En 2012, la convergence va démarrer et nous pensons que de nouveaux services verront le jour et feront succès grâce à la possibilité de poster une chose sur tous les réseaux sociaux en même temps et avec intelligence. Nous entendons par là que le contenu s’adaptera de lui-même aux règles de chaque réseau social (140 caractères pour Twitter, géolocalisation pour Foursquare…).

http://benparr.com/2012/01/instagram-vs-path-vs-color-the-battle-for-the-future-of-mobile-social-networking/

2. Le déclin du modèle freemium

Depuis quelques années et l’avènement des outils numériques dans nos vies, notre éducation quant au prix des choses a grandement évoluée. Nous sommes progressivement rentrés dans l’ère des produits dématérialisés. Du supermarché, nous sommes passés au ‘store’, notre caddie s’est transformé en un compte en ligne virtuel. C’est dans cet esprit que le modèle freemium a surfé : l’utilisateur ne paye plus le service, en échange il ‘donne’ ses données qui seront revendues… Mais ce modèle freemium connaît sans doute ses limites à l’aube de cette année 2012 : les start-ups ont de plus en plus de mal à faire des produits de qualité sans faire payer le service, les modèles économiques de la publicité sont menacés par la crise économique  et les investisseurs sont de plus en plus frileux à investir sans rentabilité assurée.

Selon nous, l’année 2012 marquera le début d’un modèle numérique payant. Le consommateur acceptant petit à petit de payer des petites sommes pour des services dématérialisés, les marques vont proposer des services plus matures et des moyens d’achat/paiement plus adaptés (à l’image des stores sur mobile…).

3. L’identité numérique

La première notion d’identité numérique apparaît dans certains pays comme la Belgique avec la naissance d’un certificat numérique en lien avec la carte d’identité. L’identité numérique ne va cesser de croître en 2012 selon nos prévisions. En effet, la croissance du e-commerce, des banques en lignes et autres services personnels nous permettent d’envisager l’émergence de lois (autres qu’Hadopi) concernant l’identité de chacun sur Internet. Après la voiture personnelle, l’ordinateur personnel, la notion d’identité numérique est le prémice de ce que nous appelons à actionmiroir “l’Internet personnel”. C’est-à-dire un Internet qui vous reconnaît et vous propose vos fichiers, des contenus, vos favoris et les services que vous utilisez quelque soit l’ordinateur sur lequel vous vous trouvez. Nous sommes de moins en moins anonymes sur Internet, chacun de nos actes numériques laissant des traces. Si vous désirez suivre ce sujet durant 2012 sous un angle plus “conventionnel”, nous vous proposons de vous reporter aux flux d’actualité de l’identité numérique de la CNIL (source : http://www.cnil.fr/dossiers/identite-numerique/actualite/)

4. L’année de la communication sans « friction »

En 2011, nous avons constaté et subi les nouvelles versions de Facebook. Vous l’avez tous compris, la nouvelle version nous pousse à plus d’interactions avec les autres utilisateurs, pratiquement aucun de nos faits et gestes ne peut rester anonyme. Wall, Timeline ou encore Ticket, toute action de votre part sur Facebook est visible en temps réel. Dans la stratégie de Facebook, le mot “frictionless” prend une place de plus importante. En d’autres termes, il s’agit d’arriver à ce que les modifications du réseau social (pensées pour améliorer la rentabilité du service) passent sans friction auprès de l’utilisateur. L’un des sujets qui a fait polémique est les dates d’anniversaires proposés par Facebook. Pour Dave Pell (http://huff.to/bA1Vih), elles auraient ruiné la “sincérité” des amis vous souhaitant un bon anniversaire, dégradant ainsi la valeur même de l’anniversaire. Cette notion de friction apparaît déjà dans l’anthropologie par la notion de proxémie (Edward T. Hall 1963) par la notion de sphère intime, personnelle et publique. Aujourd’hui, les changements de Facebook bouleversent ces différentes sphères et la qualité stratégique de Facebook se mesure dans la capacité à limiter le mécontentement des utilisateurs.
Aujourd’hui, le lissage relationnel entre en compte pour tous les réseaux sociaux de la toile. Pour exemple, fin 2011, nous avons découvert la possibilité de rencontrer de nouvelles personnes sur Facebook par l’intermédiaire d’un réseau social tiers : Spotify. À la course vers plus de proximité, ceux sont sans doute les réseaux sociaux de voyage (Couchsurfing – airBnB – Covoiturage.fr) qui devraient voir gonfler leur nombre d’utilisateurs et remporter la mise en 2012, la notion de proximité régionale voir nationale faisant de moins en moins rêver…
(source : http://bit.ly/tx4gjT)

5. L’année du réel vs virtuel ?

« Passer un peu de temps sur des boutiques atypiques comme CoucouShop peut stimuler votre imagination. »
Les chiffres de la vente en ligne ne cessent de croître et les boutiques réelles sont confrontées à de plus en plus de concurrence en ligne. Croisées aux réseaux sociaux, les marques comprennent qu’il n’existe désormais qu’un pas entre leur boutique en ligne et leur magasin dans les villes. 2012 devrait voir l’émergence d’une tendance déjà présente et bien assimiler par certaines marques : le flagship.
M&M’s boutique à Londres, Danone Museum à Barcelone et Apple Store à travers le monde, le concept est simple : donner une expérience augmentée en boutique pour le consommateur.
En 2012, l’expérience devrait être « augmentée » par l’apparition des magasins connectés. D’ici 2020, le consommateur achètera 75% de ses articles en ligne et les boutiques devront faire face à ce nouvel usage.
Danone Store (http://bit.ly/zmFChD) a anticipé le phénomène en créant à Barcelone un musée et un bar à yaourts qui proposent aux visiteurs de revenir sur l’histoire de la marque et de tester en avant-première et en exclusivité des produits qui vont sortir dans le futur. L’intérêt est d’ancrer la marque dans un rapport de proximité et dans une dimension historique avec le consommateur. Évidemment le magasin augmenté permettra de partager l’expérience avec ses amis sur Facebook ou encore Twitter.
Fort à parier qu’en France, ce type de magasins va se développer du côté de la capitale avec pourquoi pas une boutique augmentée pour le Paris Saint Germain… Wait and see en 2012 !

6. La montée en puissance des produits et service de quantified & quantified self

Les services de quantified sont basés sur l’efficience de leurs données, c’est à dire sur la possibilité pour l’utilisateur de comprendre son action avec l’objet par la donnée quantifiée (généralement des chiffres et statistiques).
En 2011, nous avons eu de nombreuses success-stories telles que UP, le bracelet intelligent de Jawbone. Le bracelet, testé par l’équipe d’actionmiroir.com, permettait de mesurer la qualité de son sommeil, la qualité de ses activités physiques, voire de mieux maîtriser sa nutrition au quotidien. Je dis “permettait” car le bracelet, en rupture de stock à sa sortie, est aujourd’hui retiré de la vente pour cause de mauvaise conception.
Ce qu’il faut retenir c’est qu’en 2012, les services de mesures personnelles, de compréhension de soi et de son corps voire de compréhension de ses usages devraient exploser et se vendre rapidement. Nous voyons émerger de nouveaux produits sur le marché tel que TouTapp qui sort une application permettant de comprendre ses envois mail (statistique Gmail) ou encore la sortie du nouveau Bracelet Nike Fuel Bank.

7. L’assistant vocal ou la robotique intelligente

Pour le plaisir de tous, Siri est apparu en 2011. Des applications comme Dragon ou des détecteurs de voix existaient déjà auparavant, mais par l’usage de masse, Apple a su redonner vie à la voix et a suscité l’envie de consommer cette technologie. Si nous nous appuyons sur les prévisions des films de science-fiction, le robot était souvent imaginé comme concret, réel, palpable et à forme humanoïde. Selon nous, l’avenir de la robotique se fera par l’immatériel, c’est-à-dire un assistant d’aide à la personne qui n’est pas physique, mais simplement virtuelle par une voix ou encore une compréhension de l’environnement par la communication entre les objets. Dans la même veine que le “quantified self”, 2012 verra naître une nouvelle forme de communication entre les objets dont la principale intelligence émanera de la donnée que les objets eux-mêmes émettent. Un exemple de cette domotique intelligente, premier succès en 2011, le thermostat Nest contrôlable à distance par smarpthone.

 

8. La montée en puissance du secteur touristique en ligne

Le tourisme en ligne monte en puissance depuis maintenant cinq ans. D’après une étude du cabinet PhoCusWright, les ventes de voyages en ligne en France ont progressé de 12% en 2011. L’online représente 35% de l’activité globale. L’an dernier, le total des ventes en ligne avait atteint 14,1 milliards, ce qui correspondait déjà à une progression de 15% par rapport à 2009. (source : http://bit.ly/xAoaDJ)
Lastminute.fr, Marmara, Opodo, voyages sncf… Les services se multiplient et gagnent en part de marché face aux boutiques physiques de moins en moins appréciées par le consommateur. Ces chiffres sont à corréler avec les études qui montrent que la consultation des informations sur Internet par les touristes devient de plus en plus un gage de crédibilité, de preuve et de qualité pour justifier le pôle attractif d’un territoire ou d’un produit du terroir. L’équipe d’actionmiroir parie qu’en 2012, le secteur touristique sera le secteur à suivre en terme d’innovations et de nouvelles formes de communication numérique. Nouvelles formes de communication dans la gestion et la modération de commentaires qui aujourd’hui vendent les voyages à la place des Tours Operator. Nouvelles formes de communication dans l’utilisation du mobile et de la géolocalisation pour les voyageurs. Enfin et surtout, nous parions sur une utilisation de la photo et de la vidéo en mobilité par les Tours Operators pour recueillir les photos des voyageurs et les proposer en libre service pour chaque destination de voyage. Pari gagnant ? Nous y reviendrons en 2013…

Timeline, le nouveau temps Facebook

Nous sommes le 22 septembre 2011, Mark Zuckerberg, fondateur et CEO de Facebook vient de clôturer sa keynote inaugural du « F8 », la conférence annuelle des développeurs Facebook. Le plus jeune milliardaire du monde avait pour défi de moderniser Facebook face à la montée en puissance de Google+. L’une des principales innovations est l’arrivée d’un nouveau profil : « timeline ». Plus qu’un simple changement cosmétique, la « timeline » Facebook est l’un des premiers piliers d’un changement radical dans les réseaux sociaux : la notion de vitesse liée aux temps (speedtime).

 

Votre vie se résume en une histoire

Mark Zuckerberg a dévoilé la refonte tant attendue des pages de profil, la transformation du profil de l’utilisateur dans un album virtuel qui montre tout le chemin de votre passé. Ce nouveau profil, nommé « timeline », rassemble l’ensemble des éléments marquants de votre vie que vous voulez faire apparaitre : photos de naissance, mariage, premier enfant…

Le fondateur de Facebook affirme qu’aujourd’hui Facebook est un bon indicateur de ce que vous faites dans le moment présent, mais qu’il manque la notion du temps qui passe. « Nous sommes plus que ce que nous avons fait récemment, “Zuckerberg a expliqué à l’auditoire. Dans ce nouveau profil, Facebook veut montrer qui vous êtes, ce que vous faites et qui vous avez été. Il s’agit d’une refonte complète de conception. On passe d’un flux d’informations chronologiques textuelles (les statuts) à une version ‘romancée’ bien plus visuelle retraçant votre vie.

Facebook ajoute automatiquement des photos, des mises à jour et événements de la vie de votre histoire Facebook pour votre calendrier, mais vous pouvez également ajouter des photos et le contenu de votre passé pour remplir votre ‘Timeline’. L’objectif est de refaire surface tout le contenu que vous avez créé sur Facebook. Le problème est simple: une fois les mises à jour du statut laissent votre profil, vous n’êtes probablement jamais allé les revoir. Internet et son réseau atteignent aujourd’hui un âge de la maturité.

 

Du présent au passé…

Bien plus qu’afficher l’instant présent, Facebook a pour objectif de permettre aux individus de revenir sur des événements passés, une partie de leur vie qu’ils ont choisi de mettre en ligne à un moment précis. À l’image de l’onglet introduit il y a quelques mois sur la gauche indiquant ce que vous faisiez l’année passée, Facebook va plus loin en remontant dans le passé et dans votre vie. Ce phénomène est bien plus réfléchi que les quelques changements cosmétiques proposés par Facebook, c’est la logique de l’instant qui est remise en cause. Enrichis par le nouveau rapport à l’histoire, les individus aussi bien que les marques cherchent à se défaire du présent pour scénariser leurs actions et éviter les effets de buzz négatifs (nous avons tous vu dernièrement la pub pour le parfum Eau sauvage mettant en scène Alain Delon dans ses plus jeunes années…).

Aujourd’hui, les notions d’identités numériques se construisent grâce aux ‘traces’ laissées sur internet. Facebook, comme les autres acteurs, s’inscrit dans cette logique d’empreinte. Outre le fait de parler de traces virtuelles, il s’agit avant tout de moments de vie. Prenons l’exemple des nouveaux profils : dorénavant, une carte géographique vous permet de localiser les endroits où vous êtes allés, grâce aux ‘tags’ de vos photos ou vos ‘checks’ sur Facebook Places. Cette carte retrace subtilement vos déplacements et permet à vos amis de voir en un instant les différentes villes que vous avez fréquentées et ce que vous y avez fait à un moment précis. Aussi, si vous avez indiqué votre lieu de naissance, il apparaîtra naturellement sur la carte…

Vous devez commencer à vous poser des questions sur cette volonté de Facebook à toujours avoir plus d’informations personnelles, mais aussi à un effet Big Brother qui passe du mythe à la réalité. Mettons-nous quelques instants à la place de Facebook : quel est son objectif ? Avoir une audience de plus en plus importante? Inciter l’internaute à passer plus de temps sur le réseau social ? Parallèlement, de nombreux concurrents arrivent sur le marché, en prenant le ‘temps de cerveau disponible’ (Noam Chomsky et Edward Herman, La Fabrication du consentement. De la propagande médiatique en démocratie, Agone, coll. « Contre-Feux », 2008, p. 53.) chez l’utilisateur. La meilleure façon d’opérer étant d’offrir à chacun  le maximum d’informations sur la vie des uns et des autres. En toute logique, grâce aux photos mises lignes, Facebook gagne la curiosité de ses adhérents et, par conséquent, une très grande partie de leur temps !

Cette stratégie n’est pas sans danger pour l’utilisateur comme pour Facebook. En changeant la page personnelle, Facebook prend le risque de ne plus satisfaire ses utilisateurs actuels. Le refrain ‘c’était mieux avant’ gronde dans les oreilles de nombreux utilisateurs. La question qui peut se poser : Facebook ne ferait-il pas ses modifications pour faire parler de lui ? En d’autres termes, générer de la critique ne serait-elle pas la stratégie de communication utilisée par Facebook pour faire parler de sa plateforme ? Avec beaucoup de services technologiques, on voit arriver une nouvelle forme de communication qui consiste à ne pas faire l’unanimité et à susciter les désaccords et les ‘polémiques douces’ pour faire parler de soi.

Pour l’utilisateur, ces changements font rejaillir des entrailles de Facebook, d’anciens statuts, souvent oubliés, parfois même peu glorieux ou simplement sortis de leurs contextes de l’époque. Nous vous conseillons donc de bien vérifier vos informations avant de publier votre timeline si vous ne souhaitez pas être désagréablement surpris…

 

Qu’en est-il pour les marques ?

Au-delà de l’aspect purement graphique qui prend une nouvelle orientation (il était tant diront les mauvaises langues…), Timeline va également modifier en profondeur le rapport aux marques présentes sur Facebook.

Y aura-t-il une évolution graphique sur les pages Fans ? Nous en sommes à peu près sûrs aujourd’hui. Pour uniformiser les changements, Facebook va utiliser le même système que sur les profils personnels : la Timeline et son encart photo en haut de la page. Les entreprises pourront alors raconter leur histoire sur le réseau social : des premiers pas de l’entreprise, à sa situation actuelle, les marques seront obligées de parler plus d’elles-mêmes et ainsi de créer du contenu sur Facebook. Cette volonté de rapprocher les marques de l’histoire est une suite logique des méthodes de communication actuelles, le storytelling. Salmon disait que ‘nous assistons bien à l’émergence d’un nouvel ordre narratif.’

Avec 800 millions de membres à travers le monde, Facebook est en train de construire une nouvelle ère des réseaux sociaux, plus narrative, plus intrusive et centrée sur le contenu et sa mise en scène. Bienvenue en 2012 !

 

Retour sur nos tendances numériques 2011

Cela fait déjà deux ans que l’équipe d’actionmiroir.com vous propose son regard prospectif sur les évolutions numériques qui devraient voir le jour dans l’année.

Début 2011, nous avons analysé le marché pour vous proposer nos pronostics. A l’heure de cette nouvelle année, il est tant de revenir dessus et de voir dans quelle mesure ils se sont révélés prophétiques (ou non. bien entendu). Avant de commencer, nous ne pouvons pas éviter le sujet de l’évolution globale du numérique dans nos vies. En 2011 c’est 352 millions de PC vendus selon Gartner, c’est aussi l’année du premier e-G20 qui visait à réunir les plus grandes nations pour parler numérique. En une année, Twitter a gagné 66,54 millions d’utilisateurs selon comScore… Les chiffres du secteur ne cessent de croître, alors où sommes-nous allés en 2011 et où irons-nous en 2012 ?

Le cloud computing

Nous avions déjà de nombreux éléments au début de l’année pour l’affirmer, les 12 mois nous ont donné une confirmation : le Cloud Computing est en train de devenir une norme. Apple a lancé iCloud, Android utilise la base Gmail, Skydrive de Microsoft est en place…

Reste pour ces marques à nous favoriser encore plus la vie pour obtenir une intégration plus poussée pour démocratiser les usages. En 2012, les choses devraient encore s’accélérer… Dernier arrivé : Insync qui vous permet de gérer vos Google Documents plus simplement en s’intégrant à la manière de Dropbox dans votre Finder.

Pertinence : bonne

 

Les applications mobiles

Nous avons ouvert un nouveau blog pour traiter de cette problématique : blog.10h11.com – 10h11 a vu juste, mais ce n’est qu’une confirmation : l’ère du post-PC est en route, les applications prennent de plus en plus de place dans notre « temps numérique ». Malgré l’apparition du HTML5, les webApp, directement disponibles dans les navigateurs internet, ne sont pas encore parvenue à faire baisser la croissance du nombre d’applications.

Par contre le problème des modèles économiques générés avec ces applications est toujours d’actualité. Le cas de Instapaper qui a longtemps hesité entre une application native et une webapp est un parfait exemple, mais que dire des millions d’euros levés par Instagram : quel modèle économique y a-t-il derrière ? Nous avons abordé cette problématique dans cet article : http://blog.10h11.com/post/13495385794/les-raisons-du-succes-dinstagram

Pertinence : bonne

 

Les tablettes

Avec 63,3 millions de tablettes vendues au total en 2011 selon IDC, ce marché a enfin décollé ! Bien aidé par l’iPad qui s’octroie 62% de parts de marché, les tablettes sont devenues des produits de masse. On peut quand même regretter l’absence de concurrence à Apple qui limite l’apparition de ces outils dans tous les foyers. Mais Google a d’ores et déjà promis de s’attaquer au marché en 2012. Son nouveau système d’exploitation, Android 4, alias mobile IceCream Sandwichs est déjà taillé pour fonctionner pleinement sur les tablettes. Qu’une question de mois avant que les tablettes équipent une majorité des foyers…

Pertinence : moyenne

 

Communication sociale et de collaboration

Pour l’année 2011, nous avions parié sur une forte percée des réseaux sociaux d’entreprises et d’idées. Les choses ont été un peu différentes : porté par Google+, ce sont les réseaux de niche qui se sont développés de manière exponentielle cette année ! Instagram, Path, Soundtracking… autant de nouveaux venus qui en essayant de se différencier des grands leaders ont gagné d’importantes parts de marché.

Le phénomène n’est pas nouveau, les réseaux sociaux connaissent une forte croissance régulière chaque année, mais 2011 marqua la démocratisation de cette forme de communication : Twitter s’est fait connaître du grand public avec l’affaire DSK, Facebook a prouvé son utilité lors du Printemps arabe… Il est indéniable que 2011 est donc une année faste pour les réseaux sociaux grands publics et ceux de niche qui arrivent à séduire suffisamment d’actifs pour former une communauté.

Seul problème : l’utilisateur « easy adopter » accepte désormais la gestion via le mobile de plusieurs réseaux sociaux, mais jusqu’à quand ? Une saturation devrait émerger rapidement à moins qu’un service performant permette la publication intelligente et simultanée sur les différents réseaux sociaux.

On attendra donc 2012 pour voir arriver des utilisations plus fortes dans la communication interne des entreprises…

Pertinence : faible

 

La décroissance numérique

En 2011 et pour la première fois depuis bien longtemps, la technologie n’a pas évolué uniquement vers plus de puissance : évidemment les processeurs sont devenus un peu plus performants, mais tout en gardant autonomie et fiabilité… Certains parlent de décroissance numérique, le terme est trop fort. C’est simplement le début d’un changement dans le secteur informatique qui va sans doute se poursuivre dans les années à venir.

Le design des interfaces a également énormément évolué cette année : Spotify, Facebook, Google… ont tous privilégié le « blanc » et des effets graphiques minimisés pour assurer la plus grande visibilité au contenu. Cette logique devrait se poursuivre et l’apparition des contenus graphiques aux bordures carrés devrait se démocratiser en 2012.

Pertinence : moyenne

 

Les objets communicants

On en a rêvé, les constructeurs. Ne l’ont pas fait ! La NFC est encore un marché de niche. Dommage 2011, aurait pu être le symbole d’une nouvelle forme de paiement et de contact entre l’homme et la machine, mais il semble que cette révolution soit freinée par bon nombre d’acteurs. À commencer par les banques qui risquent de voir leurs commissions sur les paiements contrôlés par les puissants acteurs du monde mobile.

Néanmoins, nous sommes prêts à parier que ce genre de technologies finira par arriver dans nos smartphones et autres tablettes, c’est juste une question de commissions, de lois et donc de temps… Une fois les constructeurs, commerçants, opérateurs et banquiers d’accords, à nous les joies du sans contact !

Pertinence : faible

 

La formation aux usages numériques

C’est indéniable maintenant, personne, ni institutions, ni individu, ne peut ignorer l’importance du numérique dans sa vie ou son entreprise ! En 2011 avec la création de la société 10h11, nous avons accordé une place importante à la formation et aux conférences de vulgarisation des usages et tendances numériques. En allant sur le terrain, nous avons ressenti ce besoin, présent dans toutes les tranches d’âges, d’en savoir plus sur le numérique.

Si les réseaux sociaux sont au coeur des demandes, l’organisation du travail (télétravail) ou encore la sécurisation des données sont des secteurs où les besoins de formation sont forts. Avec plusieurs points de la croissance française qui lui sont attribués, le numérique va continuer d’être un moteur de l’économie nationale. Nous avons vu l’ouverture de très nombreuses écoles et formations entièrement consacrées au numérique. De nouveaux métiers sont en train de se créer, c’est une des aubaines à l’heure où le marché de l’emploi offre peu de bonnes nouvelles…

Pertinence : bonne

 

‎L’année du changement pour la téléphonie & l’internet !

Il y a un an jour pour jour, tout était sûr : les opérateurs allaient augmenter leurs tarifs et libérer le marché de la téléphonie et de l’internet ! Et puis non ! Dès janvier, en voyant la fuite de nombreux clients encore sous contrat, les opérateurs ont tous fait machine arrière et annulé la hausse de la TVA. Le consommateur a donc évité cette première hausse renforcée par les rumeurs instantes sur l’arrivée de Free comme opérateur mobile. Le PDG de Free, Xavier Niel, avait même indiqué vouloir diviser la facture des ménages par deux. À l’heure où nous écrivons ces lignes, Free n’a pas encore dévoilé son offre mobile, mais les concurrents ont déjà tous réagi :  Sosh, Red ou B&You tant de nouvelles offres « low-cost » qui visent à garder les clients le plus longtemps possible. Toute cette agitation a permis de bénéficier de nouvelles formules, sans engagement, qui offrent plus de flexibilité au consommateur. Une année 2011 qui a tenu ses promesses, en attendant Free pour janvier 2012 !

Pertinence : bonne

 

Lorsque nous vous avions proposé nos prédictions pour l’année 2011, nous voulions attirer votre attention sur la confirmation d’un monde toujours plus numérique. L’année a été une belle confirmation de cette tendance : les principaux acteurs ont réussi à crédibiliser leurs offres auprès du citoyen lambda et de nombreuses start-ups ont favorisé l’innovation.

Dans quelques jours, vous pourrez découvrir nos prédictions pour l’année 2012, en attendant, nous vous souhaitons un excellent début d’année à tous !